En juin 2017, 24 membres de l’Académie des sciences de Chine (ASC) et de l’Académie d’ingénierie de Chine (AIC), qui travaillaient dans la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong, avaient écrit une lettre au président chinois pour exprimer leur volonté de contribuer à leur pays et leur enthousiasme pour le développement des sciences et technologies innovantes.

Selon l’agence d’information Xinhua, Xi Jinping, qui est également le secrétaire général du Comité central du Parti communiste de Chine (PCC) et le président de la Commission militaire centrale, a porté une grande attention à cette lettre, donné des instructions et déterminé rapidement les tâches appropriées.

Dans ses instructions, il a souligné l’importance de promouvoir la coopération scientifique entre la Région administrative spéciale et la partie continentale de la Chine.

Le président a également encouragé la communauté scientifique de Hong Kong à contribuer à l’édification d’un pays puissant de sciences et de technologies, mais aussi de réaliser le renouveau national.

Les avantages scientifiques de la partie continentale et de la RAS devraient être utilisés pour développer l’économie et améliorer la vie de la population, ce qui est nécessaire à la mise en œuvre du principe « Un pays, deux systèmes » à Hong Kong, a-t-il déclaré.

Hong Kong possède de nombreux talents scientifiques de grande qualité, qui aiment le pays et la région administrative spéciale, a-t-il ajouté. Xi Jinping les a qualifiés de « force importante » pour la mise en œuvre de la stratégie de développement tiré par l’innovation et l’édification d’un pays innovant.

La communauté scientifique de Hong Kong a réalisé de grandes contributions au développement du pays et de Hong Kong, a-t-il expliqué.

Le président a attaché une grande importance aux problèmes mentionnés dans la lettre des académiciens, indiquant que ceux-ci devaient être résolus de façon correcte avec des mesures concrètes.

A la suite des instructions de Xi Jinping, le ministère des Sciences et technologies et le ministère des Finances ont organisé des réunions et collecté des opinions de la part de la communauté scientifique de Hong Kong pour trouver des mesures permettant de traiter les problèmes.

Les problèmes mentionnés dans la lettre des académiciens, incluant le besoin d’une utilisation plus grande des fonds nationaux pour les projets scientifiques à Hong Kong et la réduction des droits de douane pour les machines scientifiques, ont pour la plupart été résolus.

Les scientifiques basés à Hong Kong constituent une force majeure dans les avancées technologiques du pays et devraient pouvoir jouer un rôle plus proactif dans la grande histoire qui se déroule dans notre patrie, explique Chan Ching-chuen, le président fondateur de l’Association mondiale des véhicules électriques (WEVA pour World Electric Vehicles Association) et professeur honoraire au Département d’ingénierie électrique et électronique à l’Université de Hong Kong.

« Un niveau plus élevé de coopération dans le domaine des sciences et technologies entre la partie continentale de la Chine et Hong Kong est inhérent au principe "Un pays, deux systèmes". Il s’agit d’une manifestation vivante que cette politique a été constamment enrichie et développée, note-t-il. La force des scientifiques basés à Hong Kong devrait pouvoir jouer pleinement son rôle. »

Joseph Sung Jao-yiu, un scientifique de Hong Kong et précédent vice-recteur de l’Université chinoise de Hong Kong, indique que son équipe est l’une des bénéficiaires de l’assouplissement en ce qui concerne les fonds transfrontaliers pour la recherche. Son équipe a ainsi reçu 990 000 yuans (131 000 €) à la fin de l’année dernière pour ses recherches en cours sur les cancers digestifs.

« Les instructions du président Xi ouvre une porte pour les scientifiques et les chercheurs de Hong Kong, explique-t-il. Cela donne plus de flexibilité à notre travail de recherche. La facilitation des échanges entre Hong Kong et la province de Guangdong simplifie également les échanges entre les scientifiques et les chercheurs des deux parties. »

« A l’avenir, les équipes de recherche de Hong Kong pourraient faire la demande de financements directement, sans avoir besoin de s’associer avec des chercheurs de la partie continentale », ajoute-t-il.

Nancy Ip Yuk-yu, la vice-présidente pour la recherche et les études supérieures de l’Université des sciences et technologies de Hong Kong, explique avoir été émue et encouragée par les dernières instructions de Xi Jinping.

Pour elle, cela reflète l’importance que porte le pays à la recherche scientifique de Hong Kong. Des conditions favorables pourraient ainsi être créées pour le développement de la RAS dans les domaines connexes, et la collaboration entre les scientifiques de Hong Kong et ceux de la partie continentale pourrait également être facilitée.

Nancy Ip Yuk-yu, qui est aussi membre de l’ASC, estime que le discours de Xi Jinping prouve que la capacité de la RAS en matière de recherche scientifique a obtenu la reconnaissance du pays, ce qui pourrait encourager les scientifiques de Hong Kong à être mieux intégrés dans le développement national de l’innovation et de la technologie.