Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi la tenue d'une opération militaire conjointe avec le Royaume-Uni et la France en Syrie visant des sites militaires syriens, quelques jours après une attaque chimique présumée en Syrie. Des explosions ont ainsi été entendues samedi avant l'aube à Damas, la capitale syrienne, selon un correspondant de Xinhua sur place.

Le général Joseph Dunford, chef d'état-major interarmes des Etats-Unis, a précisé que ces frappes avaient visé un centre de recherche scientifique, un site de stockage d'armes chimiques et une autre cible sur ce même site.

Selon la télévision d'Etat syrienne, la défense anti-aérienne aurait intercepté 13 missiles près de la capitale.

En signifiant son refus de banaliser tout emploi d'armes chimiques, le président français Emmanuel Macron a dit avoir ordonné aux forces armées de son pays d'intervenir contre l'arsenal chimique clandestin du régime syrien, tandis que la Première ministre britannique Theresa May a dit avoir autorisé les forces militaires à y mener des "frappes coordonnées et de précision".

'"Les faits et la responsabilité du régime syrien ne font aucun doute", a martelé M. Macron dans un communiqué, faisant référence à l'attaque du 7 avril à Douma, dernière ville alors contrôlée par les rebelles à l'est de Damas.

Des activistes ont déclaré que les forces syriennes avaient fait usage de gaz de chlore lors de cette attaque dans la région de la Ghouta orientale qui aurait fait au moins 40 morts. Une accusation fermement démentie le lendemain par Damas. L'ambassadeur de Russie aux Etats-Unis, Anatoly Antonov, a de son côté averti que ces frappes "ne resteront pas sans conséquences".