Les entreprises occidentales perdent peu à peu du terrain sur le marché africain et les médias occidentaux sont devenus de plus en plus virulents, exprimant ainsi leur mécontentement vis-à-vis de la Chine. Etant donné l’immense étendue des relations commerciales sino-africaines, il n’est pas difficile d’y déceler des défauts et les médias occidentaux aiment particulièrement fabriquer des histoires pouvant ternir l’image de la Chine.

Voici la vraie représentation, aussi absurde soit-elle, de la concurrence entre la Chine et l’Occident en Afrique: le peuple chinois est réputé pour sa diligence dans sa coopération avec l’Afrique, tandis que les médias sont la force la plus puissante - et les rapports des médias, l’outil le plus puissant - des pays occidentaux.

Récemment, CNN a accusé Beijing d’espionner le siège de l’Union africaine et prétendu que les entreprises chinoises battaient leurs homologues occidentaux en Afriques en corrompant les officiels locaux. Ces rapports sont absurdes ou le produit de pures fabulations.

En Afrique, certaines entreprises occidentales s’attachent uniquement à réaliser de gros profits et mettent leurs investissements sous condition. De fait, les pays africains ressentent une certaine antipathie à leur égard.

En tant que concurrents commerciaux, les Chinois sont prêts à prendre des risques et à travailler de manière réaliste. Par ailleurs, la coopération sino-africaine implique tous les secteurs - des industries de pointe aux industries de base - sans aucune condition politique. Le triomphe de la Chine par rapport à l’Occident sur le marché africain est inévitable.

Avant le succès phénoménal de la coopération sino-africaine, l’Occident n’avait jamais vraiment apprécié l’Afrique à sa juste valeur. A Washington, seuls quelques officiels de haut rang se sont déjà rendus sur le continent, tandis que la discrimination et les préjugés à l’encontre du continent se décèlent facilement dans les médias, les émissions télévisées et les films occidentaux. L’Occident n’a jamais vu l’Afrique comme un partenaire d’égal à égal et l’aide africaine est considérée comme un moyen de l’éduquer.

La Chine traite l’Afrique sur un pied d’égalité et comme un partenaire pour la coopération. C’est par Beijing que l’Afrique a, pour la première fois, obtenu le respect du monde extérieur. Le potentiel et l’enthousiasme de l’Afrique pour la coopération ont ainsi été utilisés à un niveau sans précédent. Les liens économiques sino-africains sont bâtis sur la coopération, tandis que ceux de l’Occident sont une continuation des liens entre colonisateurs et colonisés.

Certains occidentaux ne comprennent peut-être pas la nature de la coopération sino-africaine. Certains sont également pleinement conscients que l’Occident n’est pas capable d’apprendre de la Chine et de réaliser les changements adéquats. Jaloux des liens sino-africains, ils ne peuvent réagir qu’en s’en prenant à la Chine.

Les allégations, selon lesquelles la Chine corrompt les officiels locaux pour remporter des marchés africains, sont particulièrement absurdes. Les projets chinois d’infrastructures en Afrique ont été obtenus par le biais de marchés publics et les entreprises chinoises suivent des réglementations financières strictes. Combiné à la campagne de lutte contre la corruption de ces dernières années, cela rend la corruption encore plus difficile. Il n’y a aucune preuve indiquant que la corruption survient plus fréquemment dans les entreprises chinoises que dans les entreprises occidentales.

A toutes les entreprises chinoises ayant des activités en Afrique: les médias occidentaux et les agences de renseignement scrutent la coopération sino-africaine avec l’intention de ternir l’image de la Chine. Les entreprises et les entrepreneurs de Chine doivent obéir aux lois et ne jamais user de la corruption ou ils en paieront le prix fort.