Les risques de la finance numérique, notamment liés à la confidentialité et au vol des données personnelles, sont élevés et constituent de nouveaux défis pour atteindre une inclusion financière durable sur le long terme. [Crédit photo: China Daily]

Selon un rapport publié dimanche et réalisé conjointement par la Banque populaire de Chine (BPC, la banque centrale) et le groupe Banque mondiale, les législateurs de Chine doivent maintenir une attention particulière sur les risques financiers numériques en développant des cadres réglementaires et des approches en matière de supervision.

La Chine est également reconnue comme étant un leader de la révolution mondiale de la fintech « avec de nouveaux fournisseurs basés sur la technologie, transformant la façon dont les consommateurs chinois réalisent des paiements, empruntent, économisent, s’assurent contre les risques et investissent ».

Après l’examen de son approche et l’évaluation de ses progrès dans l’inclusion financière par rapport à des économies homologues, le rapport intitulé Vers l’inclusion financière universelle en Chine: modèles, défis et leçons mondiales fait l’éloge de la Chine, qui « a réalisé des accomplissements remarquables dans l’inclusion financière au cours des quinze dernières années ».

L’inclusion financière signifie que les individus et les entreprises ont accès à des produits et des services financiers utiles et abordables, qui répondent à leurs demandes, notamment en matière de transaction, de règlement, d’économie, de crédit et d’assurance.

« Le taux de propriétaires de comptes en Chine - une mesure de base de l’inclusion financière - a fortement augmenté et équivaut désormais à celui d’autres pays du G20 », indiquait dimanche un communiqué de presse publié sur le site de la Banque mondiale. Le pays présente également le plus grand réseau d’agents au monde.

La révolution actuelle de la fintech dans la deuxième économie mondiale motive les fournisseurs de services financiers traditionnels à poursuivre de manière active des modèles entrepreneuriaux basés sur le numérique, afin d’intégrer les services financiers déjà existants des plateformes de e-commerce et des réseaux sociaux. Cela a permis d’élargir de manière active l’accomplissement de l’inclusion financière.

« L’expérience de la Chine fournit de précieuses leçons aux autorités d’autres pays, qui modèlent leurs propres voies vers une inclusion financière durable et sur le long terme », indique le rapport.

Celui-ci met également en garde les autorités du pays sur les risques de protection financière du consommateur, étant données les connaissances financières et numériques parfois limitées de nombre d’entre eux.

Par ailleurs, les risques de la finance numérique, notamment liés à la confidentialité et au vol des données personnelles, sont élevés et constituent de nouveaux défis pour atteindre une inclusion financière durable sur le long terme.

« Le pays va devoir réaliser une transition vers des approches à l’inclusion financière davantage basées sur le marché et durables sur le plan commercial », souligne le rapport.