Selon un rapport de l'Université de Beijing, la région constituée par Beijing, Tianjin et le Hebei – qui est régulièrement touchée par le brouillard de pollution (smog) – a enregistré des améliorations dans la lutte contre les particules fines, comme les PM2,5. Cependant, elle fait désormais face à une dégradation de la pollution par l'ozone (O3) au sol pendant les étés, un défi partagé par de nombreux pays développés.

Les treize villes de la région Beijing-Tianjin-Hebei ont vu leur concentration moyenne annuelle d'ozone au sol augmenter de 13,1 % par rapport au niveau de 2013.

Le rapport fut réalisé par le Centre de science statistique et la Faculté Guanghua de management, affiliés tous deux à l'Université de Beijing, en utilisant des données publiées par 73 stations nationales de surveillance de la qualité de l'air et 25 stations météorologiques situées dans cette région entre mars 2013 et mai 2015.

« Cette analyse a clairement montré un déclin rapide des principaux polluants atmosphériques depuis 2013 – notamment des particules fines – du fait d'un ensemble de mesures fortes de contrôle initiées au cours des dernières années », explique Chen Songxi, le directeur du Centre de statistiques ayant dirigé cette étude.

L'année dernière, les concentrations moyennes annuelles de PM2,5 et de PM10 ont chuté respectivement de 27 % et de 31 % par rapport à 2013. Les PM2,5 et les PM10 se réfèrent aux particules fines, dont les diamètres sont inférieurs à 2,5 et 10 micromètres (μm).

« La région atteindra probablement son objectif de réduction de 25 % de la concentration [des PM2,5 et des PM10] d'ici la fin 2017 par rapport aux niveaux de 2013 », indique le rapport.

Les niveaux annuels de dioxyde de soufre (SO2) et de monoxyde de carbone (CO) ont chuté de façon spectaculaire au cours des quatre dernières années et la concentration de dioxyde d'azote (NO2) a diminué.

Cependant, parmi les autres polluants majeurs, la concentration d'ozone au sol a augmenté dans les treize villes entre 2013 et 2016.

« L'été, la pollution invisible à l'ozone empire et les gouvernements devraient fixer des objectifs de réduction pour la contrôler, de la même façon que ce qu'ils ont fait pour lutter contre les PM2,5 », explique Chen Songxi.

Selon l'OMS, des concentrations élevées en ozone au sol peuvent entraîner des problèmes respiratoires, des maladies pulmonaires et de l'asthme.

Depuis le 1er mai, Beijing a connu 53 jours avec des concentrations excessives en ozone au sol, dépassant de 7 % la moyenne annuelle sur la même période au cours des cinq dernières années, explique Dong Xin, un ingénieur du Centre de surveillance environnementale de Beijing.

« Mais cela ne signifie pas que les contrôles ne marchent pas, car l'augmentation de l'ozone a une relation étroite avec un fort ensoleillement », explique-t-elle.

De nombreux pays développés connaissent également ce problème l'été.