Avec plus de 1000 nouvelles infections au COVID-19 quotidiennes à Beijing au cours des deux derniers jours, « la lutte contre le COVID-19 dans la capitale chinoise a atteint son point le plus critique », ont déclaré mercredi les responsables de la santé de Beijing lors d'une conférence de presse.

Compte tenu de la gravité de l'épidémie, Beijing a de nouveau demandé aux habitants de réduire leurs déplacements dans la ville. À partir de jeudi, les résidents doivent avoir un certificat de test d'acides nucléiques négatif datant de moins de 48 heures pour entrer dans les lieux publics de Beijing, remplaçant l'exigence actuelle de «72 heures ».

De plus, l'hôpital de fortune de Xinguozhan, situé dans la banlieue de Beijing, est désormais entré en opération. L'hôpital sera utilisé pour traiter les patients atteint du COVID-19 présentant des symptômes légers.

Le district de Chaoyang, qui connaît la plus grave épidémie parmi les régions de Beijing, a demandé aux habitants de rester dans leurs communautés résidentielles autant que possible, tandis que des habitants du district de Fengtai ont commencé à effectuer des autotests.

Le nombre de nouvelles infections à Beijing continue de croître à un niveau rapide, avec le nombre de nouvelles infections dépassant 1000 pendant deux jours consécutifs et une augmentation fluctuante des « cas sociaux » (cas trouvés dans des zones non placées sous contrôle), tandis que le travail de prévention et de contrôle de la capitale se trouve à son moment le plus critique et le plus difficile, a déclaré lors de la conférence de presse Xu Hejian, porte-parole du gouvernement municipal de Beijing.

De 12h à 15h mercredi, Beijing a signalé 913 cas d'infections au COVID-19 transmises localement, dont 765 cas de personnes en isolement et en observation, et 148 cas de personnes dépistées dans les communautés résidentielles.

Sur les 913 cas, 352 cas ont été signalés dans le district de Chaoyang, dont 71 cas au niveau communautaire.

Yang Beibei, maire adjointe du district de Chaoyang, a déclaré que Chaoyang faisait face à son défi le plus difficile dans sa lutte contre le COVID-19 et que le risque de propagation de l'épidémie au niveau communautaire existait toujours. Le district continuera de renforcer les mesures de prévention et de contrôle au niveau communautaire, de réduire davantage les déplacements de personnes et de baisser le taux de fréquentation des entreprises.

Les habitants du district de Chaoyang sont priés de ne pas quitter leurs quartiers résidentiels sauf en cas de besoin et de passer des tests d'acides nucléiques près de chez eux.

Outre les mesures de prévention et de contrôle de l'épidémie, Chaoyang s'est également engagé à fournir une couverture complète des besoins des résidents et à minimiser l'impact de la prévention et du contrôle de l'épidémie sur la vie quotidienne des gens.

Le district de Chaoyang s'est coordonné avec 149 supermarchés et plus de 3500 points de vente pour renforcer l'approvisionnement en biens essentiels et renforcer la réserve de transporteurs sur « liste blanche » afin d’assurer la capacité d'approvisionnement. Le plus grand nombre possible d'institutions médicales du district seront également ouvertes pour garantir l'accès aux soins médicaux, a assuré Mme Yang.

Parallèlement, certaines communautés de Beijing ont commencé à piloter des mesures d’autotest. Mercredi, au moins deux communautés du district pékinois de Fengtai ont informé leurs habitants via une plateforme en ligne officielle qu’elles avaient lancé un projet pilote d'autotest d'acides nucléiques, selon des informations publiques.

« Me tester moi-même à la maison me permet de me sentir plus en sécurité », a déclaré mercredi une habitante de Fengtai surnommée Zhao au Global Times, après avoir effectué l'autotest. « Il n'y aura plus de mélange d'échantillons entraînant de nouveaux tests. Et comme vous n'avez pas à faire la queue à l'extérieur, cela réduit également le risque de rassemblement et d'infection pendant les tests. »

Cependant, elle a également noté que l'autotest était plus lent que les tests d'acides nucléiques habituels et qu'il était difficile pour les personnes âgées de le faire par elles-mêmes.

« Je pense que les sites publics de test d'acides nucléiques dans la communauté devraient toujours être maintenus, étant donné que certains résidents peuvent ne pas être à l'aise de le faire eux-mêmes », a indiqué Mme Zhao. « Cependant, l'autotest pourrait être un bon moyen de partager la pression des tests d'acides nucléiques communautaires. »