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Des touristes visitent la place Tiananmen pour revivre le centenaire du PCC.

Le Département d’organisation du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) a élaboré de nouvelles règles pour le Parti, exigeant « la promotion et la rétrogradation adéquates des officiels ». Cela montre la détermination du Parti à promouvoir les talents qualifiés et dévoués dans le périple pour réaliser le deuxième objectif centenaire consistant à faire de la Chine une puissance socialiste moderne.

« Cette réglementation a été adoptée alors que le monde connaît des changements majeurs, que la réforme et le développement de la Chine sont confrontés à des défis, et que la gouvernance effective est mise à l’épreuve », a déclaré un responsable du Département cité par l’agence d’information Xinhua.

Selon lui, il est urgent de construire des équipes dirigeantes fortes à tous les niveaux pour stimuler et protéger l’enthousiasme et la créativité des officiels dans cette grande cause. La plupart des officiels ont combattu en première ligne dans les missions de réduction de la pauvreté, de contrôle du Covid-19 et de développement de haute qualité, mais il en reste encore qui ne s’acquittent pas de leurs devoirs, qui agissent de manière désinvolte ou qui ne font rien.

Le responsable note que la difficulté à mettre en œuvre la réglementation réside dans l’application des procédures de rétrogradation, et notamment dans la façon d’ajuster les postes des officiels qui « ont des problèmes, mais ne se sont pas encore livrés à des violations graves de la loi et de la discipline ».

Cette nouvelle réglementation spécifie certains scénarios permettant de déterminer si un officiel est qualifié ou non pour un poste, incluant l’inspection des performances politiques, la foi dans la cause du Parti, le sens du devoir, la capacité, le style de travail et la moralité. Cette réglementation a également optimisé les procédures de rétrogradation, incluant l’arrangement de « retraite anticipée ».

Zhang Xixian, un professeur de l’Ecole du Parti du Comité central du PCC à Beijing, explique que cette réglementation témoigne des efforts infaillibles du Parti pour purifier et améliorer son équipe d’officiels, afin de mieux accomplir le deuxième objectif centenaire.

Selon lui, l’édification du style de travail doit être une tâche à long terme et cette réglementation a été adoptée en se basant sur l’expérience dans le travail de lutte anti-corruption et la supervision disciplinaire.

« Par le biais des inspections, des audits, de la supervision interne et de la supervision publique, les officiels qui montrent une certaine inclination à la corruption et d’autres formes de manquements peuvent être identifiés rapidement et retirés de leur poste à tout niveau pour éviter des conséquences plus graves », indique-t-il.

Cela peut également pousser l’ensemble des officiels à se remettre fréquemment en question pour rester à l’écart des méfaits impliquant des violations de la loi et de la discipline, mais également pour garder à l’esprit leurs missions et s’acquitter de leurs responsabilités dans la direction de la cause du Parti.

Mercredi, trois « tigres » de la clique de l’ancien ministre adjoint de la Sécurité publique Sun Lijun − à savoir Deng Huilin, Gong Dao’an et Liu Xinyun − ont été condamnés à purger des peines de prison allant de 14 ans à la perpétuité, ainsi qu’à payer des amendes pour avoir reçu des pots-de-vin et abusé de leur pouvoir.

Les « tigres » et les « mouches » qui sont capturés sont traités conformément à la loi. Pour autant, la lutte anti-corruption de la Chine ne s’arrête pas là. D’après les observateurs, un travail est mené pour empêcher les officiels de manquer à leurs devoirs ou de « dégénérer », ce qui est aussi un moyen de protéger les officiels loyaux à la cause du Parti.