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Mercredi, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a réitéré le soutien de l'ONU au principe d'« une seule Chine ».

« Les contre-mesures de la Chine en réponse à la visite à Taïwan de la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi, sont nécessaires et légitimes, car elles sont prises pour sauvegarder sa souveraineté et son intégrité territoriale ainsi que les principes régissant les relations internationales », ont avancé des responsables et des experts.

Le conseiller d'État et ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a soutenu jeudi que « si la Chine ne résiste pas résolument à l'acte maniaque, irresponsable et hautement irrationnel de la partie américaine, le principe des relations internationales sur le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale deviendra des mots vides, les séparatistes et les extrémistes deviendront plus endémiques, et la paix et la stabilité durement acquises dans la région seront sérieusement compromises ».

« Ce que la Chine a fait et va faire sont des contre-mesures nécessaires et opportunes qui visent à mettre en garde contre les provocateurs et également à protéger la stabilité et la paix régionales à travers le détroit de Taïwan », a-t-il affirmé.

Les contre-mesures de la Chine comprennent l'organisation d'exercices militaires près de Taïwan, la conduite d'activités aériennes et navales à grande échelle, la sanction d’organisations liées aux éléments souhaitant l'« indépendance de Taïwan », ainsi que la suspension des exportations de sable naturel vers Taïwan et des importations de certains produits agricoles venant de l’île.

Wang Yi, qui assiste actuellement aux réunions des ministres des Affaires étrangères « ASEAN-plus » au Cambodge, a annulé une réunion prévue avec le ministre japonais des Affaires étrangères Hayashi Yoshimasa, après que ce dernier, les autres ministres des Affaires étrangères des pays du G7 et le haut représentant de l'Union européenne (UE) ont publié une déclaration commune sur Taïwan.

« La déclaration accuse sans fondement la Chine d'aggraver les tensions à travers le détroit de Taïwan », a-t-il avancé.

La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, a soutenu jeudi lors d'une conférence de presse régulière que « les tensions à travers le détroit de Taïwan sont fondamentalement causées par la connivence des États-Unis sur la visite de Mme Pelosi à Taïwan en prenant un avion militaire, sans tenir compte de la forte opposition de la Chine ».

« Les actions du gouvernement chinois sont justifiées et ce dernier a le droit de faire tout ce qui est nécessaire pour répondre à un incident aussi majeur, qui viole le principe d'“une seule Chine” », a-t-elle affirmé.

Dans un communiqué publié mercredi, le porte-parole de la mission chinoise auprès de l'UE a également réfuté la déclaration conjointe, prétendant que « la diffamation de la Chine par les forces hostiles étrangères et les séparatistes à Taïwan ne peut cacher leur sinistre intention de séparer Taïwan de la mère patrie ».

« Les mesures adoptées par le gouvernement chinois pour sauvegarder la souveraineté et l'intégrité territoriale sont absolument nécessaires et très appropriées, et elles reflètent les aspirations communes de plus de 1,4 milliard de Chinois », a avancé le porte-parole.

Ma Xiaoguang, porte-parole du Bureau des affaires de Taïwan du Conseil des affaires d'État chinois, a affirmé jeudi que « les mesures prises par la Chine pour sauvegarder sa souveraineté, sa sécurité et ses intérêts de développement conformément au droit international et aux normes fondamentales régissant les relations internationales sont justifiées, légitimes et raisonnables ».

La communauté internationale a également exprimé son soutien au principe d'« une seule Chine » à la suite de la visite de Mme Pelosi à Taïwan.

Mercredi, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a réitéré le soutien de l'ONU au principe d'« une seule Chine » : « Nous respectons les résolutions de l'Assemblée générale, la politique d'“une seule Chine”, et c'est l'orientation que nous avons dans tout ce que nous faisons ».

Dans une déclaration conjointe publiée jeudi, les ministres des Affaires étrangères de l'ASEAN (Association des nations de l'Asie du Sud-Est) réunis à Phnom Penh, au Cambodge, ont également réitéré le soutien des États membres de l'ASEAN au principe d'« une seule Chine ».

George Muntu, un analyste de la politique internationale et des affaires étrangères basé à Dar es Salaam, en Tanzanie, a avancé que « les États-Unis et les autorités du Parti démocrate progressiste (DPP) de Taïwan ont utilisé une tactique consistant à presser étape par étape la recherche de l'indépendance de l'île ».

« Il faut comprendre que la Chine, en tant qu'État souverain, a toutes les raisons de se défendre et de protéger ses territoires par tous les moyens. La communauté internationale devrait critiquer la visite provocatrice de Mme Pelosi à Taïwan et exhorter les États-Unis à respecter le principe d'“une seule Chine” et à cesser leur ingérence dans les affaires intérieures de la Chine », a-t-il soutenu.

Xu Bu, président de l'Institut chinois des études internationales, a affirmé que « les États-Unis trompent sérieusement la communauté internationale en accusant à tort la Chine d'avoir changé le statu quo à travers le détroit de Taïwan ».

Selon lui, « la vérité est que les autorités du DPP tente de violer le principe d'“une seule Chine” en sollicitant le soutien des États-Unis ».

« Les États-Unis devraient réaliser le grave préjudice de l'“indépendance de Taïwan”, cesser de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine et ne pas aller plus loin sur la mauvaise voie », a avancé M. Xu.