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La ville de Kunming, chef-lieu de la province du Yunnan (sud-ouest de la Chine) [Photo : Hu Yunlong et Xu Jun/chinadaily.com.cn]

La deuxième phase des négociations des Nations unies sur les nouveaux objectifs de conservation de la biodiversité mondiale d'ici à 2030, connue sous le nom de « COP15 sur la biodiversité », a été déplacée de Kunming dans la province de Yunnan vers la ville canadienne de Montréal et se déroulera du 5 au 17 décembre, a indiqué mardi le ministère chinois de l'Ecologie et de l'environnement dans un communiqué de presse.

Cette décision a été prise à la suite de consultations entre les gouvernements chinois et canadien et le secrétariat de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique, lequel est basé à Montréal.

Prenant pleinement en considération les situations de contrôle pandémique sur le plan intérieur et à l'étranger, cet arrangement a été fait pour « accélérer le processus mondial de conservation de la biodiversité », note le communiqué, qui ajoute que « la Chine va continuer à occuper la présidence de la COP15 » mais aussi que le thème de ce rassemblement et son logo resteront inchangés.

« Le gouvernement chinois a toujours accordé une grande importance à la conservation de la biodiversité. Avec des efforts constants pour jouer son rôle d'hôte de la COP15, la Chine, ensemble avec les autres parties, fera son possible pour qu'un cadre ambitieux et réaliste post-2020 pour la biodiversité mondiale soit conclu au cours de la COP15 », précise le communiqué.

D'après Dimitri de Boer, le représentant en chef de l'organisation de droit environnemental ClientEarth, d'importantes négociations devront avoir lieu lors de la conférence et le fait de déplacer celle-ci à Montréal aide de façon « très pratique » à résoudre les incertitudes concernant la deuxième phase.

En tant que plus grand rassemblement des Nations unies pour la biodiversité, la COP15 devait initialement se tenir à Kunming, la capitale du Yunnan, en octobre 2020.

Sur le thème « Civilisation écologique: construire un avenir partagé pour toute la vie sur Terre », elle a pour tâche d'élaborer un cadre mondial pour la biodiversité dans l'après-2020 et d'identifier les objectifs de protection d'ici à 2030.

La civilisation écologique est un concept prôné par le président Xi Jinping en faveur d'un développement équilibré et durable caractérisé par la coexistence harmonieuse de l'homme et de la nature.

Après avoir été reportée à mai 2021 du fait de la pandémie de COVID-19, elle a de nouveau été repoussée au mois d'août pour se tenir en deux phases: la première en octobre 2021 et la deuxième au premier semestre de cette année.

La première phase s'est déroulée avec succès à Kunming du 11 au 15 octobre, incluant une cérémonie d'ouverture, les discours des dirigeants et la publication de la Déclaration de Kunming. Les personnes à l'étranger ont participé à cette conférence en ligne.

A cette occasion, Xi Jinping a annoncé par liaison vidéo l'initiative de la Chine d'établir le Fonds de Kunming pour la biodiversité, afin de soutenir la protection de la biodiversité dans les pays en développement. Appelant les autres parties à contribuer à ce fonds, la Chine a pris les devants en investissant 1,5 milliard de yuans (212 millions d'euros).