Les entreprises restent une force solide dans la promotion de la coopération, selon un représentant d'entreprises chinoises

Les entreprises chinoises ont été une force solide dans la promotion de la coopération approfondie sino-africaine – qui a fait preuve de résilience face à la pandémie de COVID-19 –, et elles continueront de jouer un rôle majeur alors que la Chine et l'Afrique s'apprêtent à intensifier leur coopération bilatérale, et ce malgré des défis croissants tels que la pandémie et des interférences externes, a avancé un haut représentant des entreprises chinoises.

Les dirigeants chinois et africains se réuniront bientôt au Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), qui doit se tenir lundi et mardi à Dakar, capitale du Sénégal, où une série de documents et d'initiatives sur la coopération devraient être publiés, dont une vision de la coopération sino-africaine jusqu'en 2035.

Le FOCAC se concentrera également sur la coopération sino-africaine dans davantage de domaines, tels que le changement climatique, ont déclaré des analystes.

« Les entreprises chinoises ont largement participé à la coopération anti-épidémique sino-africaine. En tant que puissante addition à l'aide intergouvernementale, des entreprises de différents domaines ont pleinement exploité leurs avantages uniques, tels qu'une prise de décision rapide et une grande flexibilité, pour faire pleinement preuve de leur efficacité, leur expertise et leur technologie », a déclaré Wang Xiaoyong, vice-président et secrétaire général du Conseil des affaires sino-africain (China-Africa Business Council), dans une récente interview exclusive avec le Global Times.

Depuis le début de la pandémie, la Chine et les pays africains se sont unis, se sont entraidés et se sont battus côte à côte, a indiqué M. Wang. Les deux parties ont joué un rôle important dans la lutte contre l'épidémie et ont contribué à résoudre ce problème de santé publique mondial.

Au 12 novembre, la Chine avait fourni plus de 1,7 milliard de doses de vaccin contre le COVID-19 à plus de 110 pays et organisations, dont 50 pays africains et la Commission de l'Union africaine, s'efforçant de fournir un total de 2 milliards de doses d'ici la fin de cette année, selon le livre blanc intitulé « La Chine et l'Afrique dans la nouvelle ère - Un partenariat d'égal à égal » publié vendredi par le Bureau d'information du Conseil des affaires d'État.

En août, des fonds et du matériel avaient été offerts à 20 pays d'Afrique et aux Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) via le Conseil des affaires sino-africain, selon M. Wang.

En plus de faire don de matériels de prévention anti-épidémique, les entreprises chinoises ont apporté leurs produits et technologies en Afrique, a noté M. Wang.

Les entreprises chinoises s'engagent activement dans la production conjointe de vaccins en Afrique avec des entreprises locales, aidant les pays – conformément à leurs souhaits – à réaliser une production localisée de vaccins. À ce jour, elles ont démarré une production localisée en Égypte et ont signé des accords de coopération avec le Maroc et l'Algérie.

« Les entreprises chinoises ont utilisé leurs solides capacités en infrastructures pour jouer un rôle actif dans la construction d'installations anti-épidémiques africaines, aidant l'Afrique à établir et à transformer plusieurs institutions médicales qui remplissent aujourd'hui les conditions pour lutter contre l'épidémie », a indiqué M. Wang.

Vendredi, la structure principale du Projet de bâtiment du siège social du CDC Afrique soutenu par la Chine (Phase I) – le premier centre moderne de contrôle et de prévention des maladies en Afrique –, situé dans la banlieue sud de la capitale éthiopienne d'Addis-Abeba, a terminé le processus de plafonnement.

Le projet, d'une superficie de 23 570 mètres carrés, a été réalisé par China Civil Engineering Construction Corp (CCECC) sous la direction de China Railway Construction Corp.

Le projet, une fois achevé, deviendra le premier centre panafricain de contrôle et de prévention des maladies sur le continent africain, entièrement équipé d'installations administratives, expérimentales et autres, améliorant la capacité de prévention et de surveillance des maladies de l'Afrique ainsi que sa réactivité aux urgences épidémiques, tout en renforçant le système et les capacités de santé publique du continent.

Un porte-parole de CCECC a déclaré au Global Times que ce projet était une partie importante de l'« Initiative en matière de soins de santé » lancée dans le cadre du FOCAC, représentant un bâtiment historique incarnant l'amitié et la solidarité Chine-Afrique, ainsi qu'une étape importante dans la construction d'une communauté de destin sino-africaine plus forte.

Concernant la rhétorique dite du « piège de la dette » fréquemment mise en avant par l'Occident, M. Wang a soutenu qu'elle était sans fondement. « Aucun pays africain n'est tombé dans un “piège de la dette” à cause de la coopération avec la Chine, mais les gens et les médias africains sont vulnérables à la théorie du “piège de la dette”, ce qui créé des doutes locaux sur les investissements chinois et qui est même utilisé pour inciter délibérément à une opposition. Cela nécessite notre grande attention et prudence. »

Cela est d'autant plus valide maintenant que l'administration Biden accorde davantage d'attention au continent africain, alors que les États-Unis cherchent à rivaliser avec la Chine et à reconsidérer la valeur stratégique de l'Afrique. « Nous devons donc tenir compte de toute initiative américaine visant à affecter la coopération sino-africaine », a-t-il noté.

« Conformément aux besoins de développement de l'Afrique et au fardeau croissant de la dette des pays africains en raison de l'épidémie et d'autres raisons, nous avons optimisé la structure de soutien financier, conseillé les institutions financières de sélectionner des projets de coopération et avons continué à fournir des fonds de crédit », a affirmé le vice-ministre chinois du Commerce Qian Keming lors d'une récente conférence de presse.

De nombreux projets d'infrastructure ont été achevés, ce qui améliorera considérablement la connectivité en Afrique, a déclaré M. Qian.

Optimiste quant à l'avenir brillant de la coopération sino-africaine, M. Wang a avancé que le moyen fondamental de résoudre les problèmes d'endettement des pays africains était de les aider et de les soutenir pour renforcer leurs capacités indépendantes et parvenir à un plus grand développement.

Au cours des neuf premiers mois de 2021, les indicateurs de la coopération économique et commerciale sino-africaine ont montré une tendance globale à la hausse. Le commerce bilatéral a atteint 185,2 milliards de dollars, soit une augmentation de 38,2% en glissement annuel et représentant le niveau le plus élevé de l'histoire sur la même période.

Les investissements directs de la Chine en Afrique se sont élevés à 2,59 milliards de dollars, en hausse de 9,9% sur une base annuelle, dépassant le niveau enregistré pour la même période en 2019, selon les données du ministère chinois du Commerce.