Le nouveau variant du COVID-19 baptisé Omicron, que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié de « variant préoccupant » et qui est davantage transmissible que la souche dominante Delta, n'aura pas d'influence majeure sur la Chine dans la phase actuelle, a affirmé Zhang Wenhong, un médecin de Shanghai largement connu pour sa lutte contre la pandémie, sur son compte Sina Weibo.

« Les stratégies actuelles de la Chine de réponse rapide et de passage dynamique vers zéro cas seront capables de faire face à divers types de variants du nouveau coronavirus », a écrit M. Zhang, chef de l'équipe d'experts de Shanghai dans le traitement clinique des nouveaux cas de pneumonie à coronavirus.

« La Chine accélère actuellement le renforcement de son soutien scientifique, faisant des réserves de vaccins et de médicaments efficaces et regroupant les ressources de santé publique et médicales qui peuvent soutenir l'ouverture à grande échelle de la Chine sur le monde ainsi que permettre au pays de faire face à une lutte pandémique normalisée dans la prochaine étape », a-t-il indiqué.

Avec la science et la solidarité, le pays gérera correctement le variant Omicron, tout comme il l'a fait avec le variant Delta, a soutenu M. Zhang, qui est également directeur du département des maladies infectieuses de l'Hôpital Huashan affilié à l'Université Fudan.

M. Zhang a écrit qu'il faudra environ deux semaines au monde pour voir si le nouveau variant constituera une menace pour l'immunité de la population qui a pris forme dans certaines sociétés.

Il a également expliqué pourquoi certains pays, comme le Royaume-Uni et Israël, ont resserré les restrictions de prévention antiépidémique sur les voyageurs entrants.

« Plus de 80% des citoyens de ces deux pays ont été entièrement vaccinés. Si le nouveau variant est capable de franchir les barrières immunitaires là-bas, le monde devra peut-être changer son mécanisme de vaccination contre le COVID-19, en l'ajustant vers quelque chose comme la vaccination de la grippe, qui oblige les chercheurs à mettre au point un nouveau vaccin en fonction de la mutation du virus chaque année », a-t-il avancé.