Des représentants de la Chine et de l'Australie ont échangé leurs points de vue sur les questions liées à la région autonome ouïghoure du Xinjiang (située dans le nord-ouest de la Chine) lors d'une vidéoconférence mercredi.

Co-organisée par l'ambassade de Chine en Australie et le gouvernement régional du Xinjiang, la vidéoconférence, baptisée « Le Xinjiang est un bon endroit », visait à présenter les réalisations du Xinjiang et à réfuter ce que la Chine qualifie de « rumeurs sur le Xinjiang concoctées par les forces anti-chinoises occidentales ».

« Le Xinjiang se trouve actuellement à son meilleur moment pour se développer. Mais certaines forces ont choisi d'ignorer les faits selon lesquels les habitants du Xinjiang mènent une vie meilleure et répandent des rumeurs, notamment sur des camps de concentration, des travaux forcés, des stérilisations forcées et un génocide en cours dans la région », a avancé Arken Tuniaz, vice-président de la région, lors de la vidéoconférence.

« De telles affirmations sont absurdes et de pures calomnies. Ce ne sont que des fabrications complètes », a-t-il soutenu, prétendant que « certains politiciens occidentaux préfèrent croire à de tels mensonges inventés par quelques personnes plutôt que d'écouter les voix du peuple du Xinjiang. »

« Leurs objectifs sont de créer intentionnellement les soi-disant problèmes du Xinjiang, de saboter la stabilité de la région et d'empêcher la Chine de devenir plus forte », a affirmé M. Arken.

« Ce que le gouvernement du Xinjiang a fait est parfaitement transparent et il n'y a rien à cacher. Toutes les actions entreprises sont dans l'intérêt du peuple du Xinjiang », a-t-il avancé.

Les représentants du Xinjiang ont partagé leurs points de vue sur l'emploi, l'éducation, les affaires religieuses et le programme de déradicalisation lors de la vidéoconférence. Ils ont également répondu aux questions des représentants de l'Australie.

Mowulan Usman, imam de la mosquée Langan de la ville d'Aksu, dans le sud du Xinjiang, a affirmé que « les rumeurs selon lesquelles des mosquées seraient démolies au Xinjiang et que les gens seraient interdits de participer à des activités religieuses inciteraient à un conflit ethnique en profitant de la religion et des musulmans du Xinjiang ».

« Les musulmans du Xinjiang sont occupés à se préparer pour le Ramadan – le mois du jeûne qui débutera le 13 avril de cette année. C'est aux gens de décider s'ils veulent jeûner ou non. Personne n'a jamais interféré avec cela », a soutenu M. Mowulan.