Il est « totalement faux » de dire que « des milliers de mosquées et autres sites religieux de la région autonome ouïghoure du Xinjiang (nord-ouest) ont été détruits ou fermés définitivement », ont affirmé mercredi de hauts responsables du Xinjiang lors d'une conférence de presse en réponse à des questions de médias étrangers.

Le Xinjiang n'a jamais « détruit » ou « démoli par la force » des sites religieux. A l’inverse, il a pris une série de mesures pour les protéger. Les sites religieux sont normalement utilisés, a avancé Elijan Anayit, porte-parole du bureau d'information du gouvernement régional du Xinjiang.

M. Elijan répondait à une question posée par l’agence Bloomberg, qui assistait à la conférence de presse de mercredi via vidéoconférence.

En réponse à une question de Bloomberg sur le nombre de personnes présentes chaque année dans ce que la Chine qualifie de « centres d'enseignement et de formation professionnels » au Xinjiang entre 2017 et 2020, M. Elijan a déclaré que « le nombre de stagiaires dans les centres était dynamique ».

Le 9 décembre 2019, une conférence de presse portant sur le développement stable du Xinjiang avait annoncé que « tous les stagiaires pour la langue et les mots nationaux universels, les connaissances juridiques, les techniques professionnelles et la déradicalisation » avaient « terminé leurs études », obtenu des emplois stables et jouissaient d'une vie normale.

La chaîne japonaise Tokyo Broadcasting System a soulevé une question sur les propositions de certains responsables de l'Union européenne (UE) pour une enquête indépendante sur la situation au Xinjiang.

M. Elijan a affirmé que le Xinjiang était un lieu ouvert et que la région avait reçu plus de 1000 responsables étrangers provenant de 100 pays et régions du monde.

« Nous invitons nos amis du monde entier, y compris les responsables de l'UE, à venir visiter le Xinjiang », a avancé le porte-parole, avant d’ajouter : « Mais nous sommes opposés à toute enquête basée sur la présomption de culpabilité et nous opposons à quiconque examine le Xinjiang à travers un regard biaisé. »

L’agence indonésienne Antara News a posé des questions sur la flambée soudaine d'infections au COVID-19 dans la ville de Kashgar.

Mutalip Rouz, directeur de la commission régionale de la santé du Xinjiang, a déclaré lors de la conférence de presse que le Xinjiang avait pris une série de mesures pour contrôler cette flambée soudaine. Entre le 24 octobre et le 17 novembre, un total de 70 patients atteints du COVID-19 sont sortis de l'hôpital et 286 patients asymptomatiques ont complété leur période d’observation médicale.

En réponse à une question demandant si les musulmans du Xinjiang étaient autorisés à se rendre en pèlerinage à La Mecque (en Arabie saoudite) l'année prochaine, M. Elijan a déclaré que de 1996 à 2019, l'Association islamique de Chine avait organisé plus des voyages à La Mecque pour près de 50 000 musulmans du Xinjiang via des vols charters proposés par le gouvernement et avait fourni des soins médicaux, des traductions et d'autres services du gouvernement.

En raison de la pandémie de COVID-19 actuelle, l'Association islamique de Chine a suspendu le pèlerinage de 2020. L'Association décidera si le pèlerinage peut avoir lieu en 2021.

« L'année prochaine, nous ferons du bon travail pour organiser le pèlerinage selon la préparation de l'Association islamique de Chine si les conditions le permettent », a affirmé le porte-parole.