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Le gouvernement hongkongais a condamné la violence et le vandalisme, qui ont eu lieu pour le 18e week-end consécutif à Hong Kong.Le 6 octobre 2019, Hong Kong: arrestation d’un émeutier masqué, alors que des manifestants radicaux ont défié la nouvelle loi imposée par le gouvernement interdisant le port de masque lors des rassemblements publics, se lançant dans une série d’actes de vandalisme à travers la ville. [Crédit photo: China Daily]

Un homme et une femme sont devenus les premiers contrevenants condamnés dans le cadre de la nouvelle législation anti-masque à Hong Kong, qui a pris effet samedi dernier. Cette loi, qui interdit le port de masque lors des rassemblements publics, vise à dissuader les manifestants radicaux de commettre des crimes violents sous couvert d’anonymat.

Ces deux personnes ont comparu lundi matin devant la Cour des magistrats du district d’Eastern, pour avoir enfreint cette nouvelle réglementation. Toutes deux ont été libérées sous caution, mais il leur a été demandé de remettre leurs documents de voyage, de se soumettre à un couvre-feu et de se présenter chaque semaine en personne au commissariat, jusqu’à ce que leur dossier soit à nouveau entendu le 18 novembre à la Cour des magistrats de Kwun Tong.

La police n’a pas communiqué le nombre total d’arrestations réalisées dans le cadre de cette nouvelle loi anti-masque.

Des membres influents des secteurs juridique et politique ont exprimé leur souhait d’un jugement clair et sans équivoque dans les premières affaires liées à cette nouvelle loi.

Maria Tam Wai-chu, la directrice adjoint du Comité sur la loi fondamentale de la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong, espère ainsi que le jugement rendu dans cette affaire aidera à dissuader les actes de violence et enverra un message fort aux manifestants radicaux: le port de masque lors des rassemblements publics aura des conséquences légales.

D’après elle, cette loi a été introduite essentiellement pour dissuader et en ce sens, elle espère qu’elle sera efficace. Les parents et les enseignants peuvent également faire pression sur les plus jeunes et les empêcher d’enfreindre la loi, ajoute Mme Tam.

Pour Lau Siu-kai, le vice-président de l’Association chinoise des études sur Hong Kong, l’inculpation des contrevenants à cette loi anti-masque montre la résolution du gouvernement à endiguer la violence avec des actions plus décisives et puissantes.

Dans une interview avec le China Daily, M. Lau expliqué qu’il pense que la Cour prendra une décision appropriée dans le jugement des premières affaires liées à cette loi. Selon lui, le jugement qui sera rendu concerne l’intérêt public car il permettra de dissuader d’autres infractions.

Le week-end dernier, Hong Kong s’est de nouveau retrouvée paralysée par des manifestants masqués. Les émeutiers ont bloqué des voies de circulation, vandalisé des stations de métro et cassé les vitrines de banques et de magasins en de nombreux endroits à travers la ville. Ils ont aussi mis le feu à des barricades dans la rue, jeté des cocktails Molotov sur la police et attaqué les personnes critiquant leurs actions.

Le gouvernement de Hong Kong a condamné la violence et le vandalisme, qui ont eu lieu pour le 18e week-end consécutif dans la RAS. Il a par ailleurs enjoint la population à ne pas s’engager dans des activités illégales.

La police municipale a quant à elle publié une déclaration condamnant les émeutiers et qualifiant leurs actions de « complètement illégales ». « En se chargeant de rendre justice eux-mêmes et d’attaquer les passants, ces groupes ont outrepassé la ligne de fond d’une société civilisée », indique la déclaration.

Dimanche, une femme identifiée par la suite comme étant l’actrice Celine Ma Tai-lo, a été frappée pour avoir filmé les actes de vandalisme des émeutiers.

La police a réaffirmé qu’elle ne tolérerait pas la violence et elle s’est engagée à continuer à prendre des mesures fortes et résolues pour maintenir la sécurité publique et traduire tous les délinquants en justice.