Le gouvernement de la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong est « vraiment sincère » dans sa volonté d’initier une plateforme de dialogue avec tous les membres du public, y compris les manifestants, a affirmé mardi face à la presse la cheffe de l’exécutif de Hong Kong Carrie Lam.

Mme Lam a déclaré que certains groupes avaient montré leur volonté de communiquer avec le gouvernement, ajoutant que le dialogue était en cours.

« La violence n'aide pas à résoudre les problèmes de la société », a-t-elle indiqué, promettant de multiplier les dialogues avec des personnes de différents horizons et ayant des opinions différentes pour résoudre le « fond » du problème.

« Pour aller de l'avant et remédier à la fracture sociale, davantage de discussions sont nécessaires », a-t-elle souligné.

« Nous nous préparons à nous rendre dans les communautés pour discuter directement avec les gens ».

Mettre fin à la violence reste une priorité absolue

« La violence doit cesser », a déclaré Mme Lam, rappelant que la première priorité pour Hong Kong était de rétablir la paix et l'ordre au plus vite.

Elle a exhorté tout le monde à se lever et à dire non à la violence, et a demandé aux manifestants radicaux qui ont allumé des feux dans les stations de métro de la ville et paralysé les opérations aéroportuaires d'arrêter de détruire les infrastructures de base sophistiquées ainsi que le réseau de connectivité qui ont nécessité plusieurs générations de la population de Hong Kong pour être établis.

Elle a également affirmé que le retrait officiel du projet de loi sur les extraditions qu’elle a annoncé le 4 septembre ne visait pas à mettre immédiatement fin à la violence, mais à faire part de sa « sincérité pour engager un dialogue avec les gens ».

Xu Qinduo, membre de l'Institut Pangoal, a déclaré à CGTN que l'objectif ultime de Mme Lam était de nouer le dialogue avec le public, de discuter avec les manifestants et de chercher des moyens de mettre fin à la violence.

« Il ne s'agit pas de mettre fin à la manifestation ou de faire taire les différentes opinions qui s'opposent au gouvernement. Il s’agit de mettre fin à la violence et au vandalisme », a indiqué M. Xu.

Toute interférence des États-Unis serait « inacceptable »

Concernant le fait que des manifestants se soient rendus au consulat des États-Unis à Hong Kong et en ont appelé au Congrès américain d’adopter un projet de loi relatif à Hong Kong, Carrie Lam a déclaré que le gouvernement de la RAS n'avait jamais reconnu d'ingérence étrangère dans ses propres affaires, appelant les États-Unis au respect et à laisser Hong Kong gérer ses propres affaires.

« Hong Kong est une région administrative spéciale de la République populaire de Chine », a-t-elle réitéré, affirmant que toute intervention étrangère serait inacceptable.

Le projet de « Loi sur les droits de l’Homme et la démocratie à Hong Kong (Hong Kong Human Rights and Democracy Act) » a été réintroduit par les États-Unis en juin.

Mme Lam a également appelé les résidents locaux à cesser de demander au gouvernement et au Congrès des États-Unis de s’impliquer dans les affaires de Hong Kong.