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9 septembre 2019 : Adi Lau Tin-shing (droite), directeur des opérations de la MTR Corporation, montre à Carrie Lam Cheng Yuet-ngor, chef de l’exécutif de la RAS de Hong Kong, le vandalisme perpétré par les émeutiers, lors d’une visite à la station de métro Central. [Photo fournie au China Daily]

Le gouvernement de la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong a dénoncé la réintroduction de la Loi sur les droits de l’Homme et la démocratie à Hong Kong par le Congrès des Etats-Unis. Dans un communiqué publié lundi, il a réaffirmé que les organes de législation étrangers ne devaient en aucun cas interférer avec les affaires internes de Hong Kong.

Il a également condamné le comportement illégal des manifestants radicaux au cours du week-end dernier, leur demandant de faire cesser immédiatement leurs actes de vandalisme.

« Depuis son retour à la mère patrie, la RAS de Hong Kong a appliqué le principe consistant à faire administrer Hong Kong par les Hongkongais, et exercé un haut degré d’autonomie en accord strict avec la Loi fondamentale », indique le communiqué.

Le principe « Un pays, deux systèmes » a été mis en œuvre pleinement et avec succès. Les droits de l’Homme et la liberté à Hong Kong sont pleinement protégés par la Loi fondamentale, l’ordonnance sur la Charte des droits et d’autres lois. « Le gouvernement de la RAS de Hong Kong attache une grande importance à leur égard et est déterminé à les protéger », note le communiqué.

Au cours des manifestations de dimanche dernier, plusieurs stations de métro − incluant les stations Central et Wan Chai − ont été sévèrement vandalisées. Certains manifestants radicaux ont déclenché des incendies à proximité de plusieurs entrées de métro, mais aussi cassé des vitres et des écrans de distributeurs de tickets.

D’après la police, 157 personnes ont été arrêtées au cours du week-end.

La chef de l’exécutif Carrie Lam Cheng Yuet-ngor et l’opérateur du métro MTR ont qualifié ce vandalisme d’« intolérable ». De tels actes ont gravement affecté la vie des résidents locaux et des touristes, entachant sévèrement l’image de Hong Kong, ont-ils déclaré.

Mme Lam s’est exprimée à la suite d’une visite de la zone autour de la station Central. La chef de l’exécutif et les responsables de la MTR se sont engagés à maintenir leur résolution contre de telles violences et travailleront ensemble pour minimiser l’impact négatif des manifestations.

Le secrétaire de la RAS aux Transports et au Logement, Frank Chan Fan, a également appelé la population à respecter les responsabilités du personnel de la MTR, ainsi que le droit de la population à se déplacer.

La MTR constitue la partie la plus importante du système de transport de Hong Kong, gérant en moyenne 5 millions de trajets de passagers par jour.

L’ensemble des sorties de la station Central étaient ouvertes lundi, grâce aux réparations effectuées dans la nuit par le personnel de la MTR et les équipes de nettoyage qui ont débuté leur travail tôt le matin.

Une employée souhaitant rester anonyme a indiqué qu’elle était arrivée à 7 h du matin pour effacer les graffiti sur les murs extérieurs des stations de métro, les cabines téléphoniques et les panneaux publicitaires.

Elle estime que ces infrastructures « n’ont rien à voir avec les manifestations et ne devraient pas être endommagées ».

Dimanche, la plupart des magasins et des restaurants dans cette zone ont fermé après l’annonce par la station Central de la fermeture de ses services à partir de 16 h.

Nass, un directeur de magasin de 28 ans dans le district de Central, a indiqué que cela avait été la première fois dimanche que son établissement avait fermé plus tôt que d’habitude au cours de ces derniers mois. « Mais si cela [la violence et le vandalisme] continue, ne serait-ce qu’une fois par mois, notre entreprise pourrait se voir contrainte de licencier du personnel », explique-t-il.

Selon lui, le cœur marchand de Hong Kong observe une baisse continue de ses visiteurs depuis le début des manifestations il y a trois mois.

M. Yadav raconte que dimanche matin à 8 h 30, il a dû se rendre à pied à son travail, car les bus et les métros étaient hors service : « Je ne sais pas quand cela prendra fin, mais ce qu’ont fait les manifestants, ce n’est pas bien. Les gens vivant ici connaissent des moments difficiles », explique ce résident de 76 ans.