Au cours du week-end dernier, les manifestations illégales se sont poursuivies dans la RAS de Hong Kong, avec des actes de violence menant à 149 arrestations.

La violence s’est renforcée dans la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong à un point tel, qu’elle s’apparente à du terrorisme, a déclaré Yang Guang, le porte-parole du Bureau des affaires de Hong Kong et Macao affilié au Conseil des affaires d’Etat, lors d’une conférence de presse organisée lundi à Beijing.

Au cours des jours précédents, les manifestants ont attaqué à plusieurs reprises des officiers de police et commis des actes de violence graves. Cette violence a commencé à montrer « les premiers signes du terrorisme », a-t-il affirmé.

Yang Guang a fermement condamné les manifestants qui ont jeté des cocktails Molotov sur des officiers de police dimanche soir, aux postes de Cheung Sha Wan, Tsim Sha Tsui et Wan Chai.

A Tsim Sha Tsui, un policier touché souffre de brûlures au niveau des jambes. D’après le diagnostic initial, 10 % de sa jambe gauche a été brûlée au 2e degré et 3 % de sa jambe droite au 1er degré.

« Nous exprimons notre indignation et notre condamnation de ce crime sinistre, irresponsable et grave », a déclaré le porte-parole.

Ces actes de violence ont enfreint brutalement l’état de droit et l’ordre social à Hong Kong, menaçant gravement la vie des citoyens hongkongais et remettant en cause la prospérité et la stabilité de Hong Kong. Ils doivent être « réprimés de manière résolue » en accord avec la loi. Le Bureau des affaires de Hong Kong et Macao soutient fermement la police de Hong Kong pour qu’elle applique la loi et fasse comparaître au plus vite les criminels en justice, a-t-il ajouté.

Le Bureau de liaison du gouvernement central à Hong Kong a également exprimé sa ferme condamnation des personnes ayant enfreint la loi par leurs actes violents: « Des actes aussi atroces et violents ne seraient tolérés nulle part au monde. Hong Kong risque de glisser dans un abîme [de violence] si de tels actes de terreur sont permis », a-t-il fait savoir dans un communiqué.

D’après le Bureau, l’aspiration la plus urgente et la plus courante de la population de Hong Kong est de mettre un terme à la violence et de restaurer la paix et l’ordre.

Le week-end dernier, de nombreuses manifestations illégales ont eu lieu sur l’île de Hong Kong, à Kowloon et dans les Nouveaux Territoires. Les manifestants ont commencé à adopter une tactique d’« attaques éclair ».

Selon la police, un total de 149 personnes ont été arrêtées pour leur participation à des manifestations illégales et suspectées d’avoir commis des actes violents au cours du week-end.

Quinze d’entre eux, qualifiés d’« émeutiers extrêmement violents », ont été arrêtés en relation avec les manifestations de Causeway Bay ayant eu lieu dimanche soir dernier. La police a indiqué que ces quinze suspects auraient utilisé des « armes létales ».

Le commissaire adjoint Chris Tang Ping-keung a fait savoir que la police avait une politique de tolérance zéro envers les violences.

Lundi après-midi, l’Autorité aéroportuaire de Hong Kong a par ailleurs annulé vers 16 h les vols de la fin de journée, après que des milliers de manifestants ont envahi le principal terminal pour la 4e journée consécutive. Il s’agit de la plus grosse perturbation enregistrée par cet aéroport majeur depuis que les manifestations ont commencé au début du mois de juin.

Cette décision a été prise après que les opérations de l’Aéroport international de Hong Kong ont été « gravement perturbées » par un sit-in.

Le même jour, le secrétaire au Transport et au logement de Hong Kong, Frank Chan Fan, a indiqué lors d’une conférence de presse, que les rassemblements illégaux allaient engendrer des pertes colossales, nuisant à l’économie et au personnel de l’aéroport.